Cet artificiel support marketing n'a plus grand chose à nous dire si ce n'est que des footeux ou des fashionistas... au final, tous perdants !

Le film Sex and the City 2 essuie un cuisant revers critique et public. De partout fusent les échos outrés de spectateurs balladés trop loin de New-York et mis en orbite pour pas cher dans un "Over the rainbow" sans message et juste un peu cabotin sur la femme Dior... Universelle. A moins que ce ne soit la femme qui mange des frites ? Bref, un blockbuster hollywoodien monté en pudding sur des personnages peut-être un peu trop cotés, dont on attend avec force illusions d'apprendre sur l’ordre du monde et la vie comme elle va - en talons aiguilles.
Cet ersatz de pied de Sarah Jessica Parker caricature le clan des hommes et le clan des femmes - ce que Sex and the City n'a jamais fait, et alimente à juste titre les commentaires qui accompagnent la très mauvaise réception du film.

"Lébleus" - comme s'amuse à l'écrire Arrêt sur Images.net - quittent ce jour le terrain dans un état général proche du ballon flapi de l'affiche. Il est assez stupéfiant que personne n'ait eu le courage de dire avant que cette équipée-là n'irait nulle part, mais qu'elle se déliterait dans le feu de l'action et sous le poids de l'affectif de l'ego tricolore. Le rouleau compresseur médiatique et marketing a préféré se dérouler aveuglément, face à un public tout prêt à croire en ses rêves. Si l'on ajoute à cela notre propension devenue naturelle à observer l'humain en défaillance dans son bocal et sous les projecteurs, le spectacle continu du groupe en vase clos, de la violence et du confessionnal-de-presse nous aura alors semblé tout à fait banal.

Des communicants ou de notre imaginaire collectif, qui aura fait le plus de mal ?
Moi je dis "balle au centre".