Avoir un personal assistant... Et pourquoi pas vous ?
Stephanie Will, mardi 29 juillet 2008 - Personal Assistant - Lien permanent
Mes alertes google sur la requête "Personal Assistant" continuent de livrer leurs perles quotidiennes, et outre le fait que je sais à présent que Christian Bale - l'actuel Batman, a épousé l'ex-PA de Winona Ryder, et que l'ex-PA d'Axl Rose nous fait une fleur, en échangeant un lifetime membership de 97 dollars contre ses meilleures anecdotes de tournée avec Guns n' Roses sur un blog, l'interview d'une jeune entrepreneuse d'Amérique du Nord (Canada) et de son business de personal assistant indépendante m'emballe particulièrement.
Dans l'article "Entrepreneur finds niche in minor details", Racheal Costello livre le b.a.-ba de son activité de PA qui intervient ponctuellement auprès des dirigeants. Certes, manque la dimension "professionnelle de la communication" dans son activité, mais il est notable qu'elle n'est pas une potiche condamnée aux basses besognes, et que les minor details mis en avant dans le titre sont les obligations parasites dans l'agenda du dirigeant, qui freinent la gestion quotidienne du business et la croissance de l'entreprise. Et qu'elle peut prendre en charge, ça tombe bien !
My target market is people with their own businesses because they are obviously very busy and need someone behind the scenes to help them out.
Rachael pointe d'ailleurs les 2 raisons essentielles à recourir à ses services : faire économiser de l'argent ET faire gagner de l'argent !
By hiring me on an as-needed basis, they don't have to pay a salaried employee who might be less productive during down times. With me, there's no commitment. When the work is done and things slow down, I'm gone.
As a business owner and an expert in your industry, your time might be better spent by going out and making sales rather than putting out fires and taking care of the minor details. Let me take care of the small stuff while you look after the important details of growing your business.
Sa mission finie : Rachael s'en va. Son intervention prend tout son sens dans l'intermittence de son mode d'exécution. Elle ne se met au service du dirigeant que le temps nécessaire à la réalisation de la tâche prédéfinie... Mais que fait-elle ? (clin d'oeil à Celle qui se reconnaîtra et qui me pose encore la question ! ;-)
I help people balance their busy lifestyle. I can help them to find more time for their family, for their career or for their business.
[Clients] give me a to-do list, tell me what they need done and I get it done. They don't even have to be there.
For companies, [I] can answer phone calls, re-book appointments and do computer work such as database entry. [My] knowledge of graphic design allows [me] to create Web sites and design business cards, brochures or ads.
Et elle précise bien que, si on lui demande de promener le chien ou de garder les enfants - c'est OK, mais c'est au tarif PA, alors peut-être vaudrait-il mieux commander ce service à un lifestyle manager... Ou l'affirmation du personal assistant comme étant un vrai professionnel-ressource pour l'entreprise !
Elle me plaît donc bien cette M(elle?) Costello, qui s'est révélée personal assistant en glissant progressivement vers la fonction, alors qu'elle rendait tout simplement service à un ami entrepreneur...
Aujourd'hui elle a créé sa société, Freedom PAS Personal Assistant Services, et elle travaille suffisamment bien, sur un marché où les acheteurs adhèrent à l'évidence de l'équation temps/services/personnalisation, pour mener ce type de relations presse...
Toutes les sociétés anglo-saxonnes (exemple) - ou francophones (exemple suisse / ex... ception française qui confirme la règle) qui se montent actuellement l'affirment : avoir un personal assistant n'est plus l'apanage des riches ou des célébrités.
C'est une prestation de services qui se démocratise, où des profils de grande qualité peuvent intervenir auprès de vous, dans le cadre d'une offre personnalisée, à la carte, flexible et rassurante.
... un peu de respiration ?
- Lire l'article complet, Entrepreneur finds niche in minor details




Commentaires
Pour ma part, l'image que j'ai du PA ne s'est jamais vraiment modifié depuis que j'ai lut "Le diable s'habille en Prada". C'est dire combien je peux être caricatural. ^ ^
Pourtant, j'aurais bien souvent besoin d'un PA.
Deux points m'empêchent cependant de me lancer dans l'aventure :
- Le prix. Je n'ai pas encore suffisamment de fond pour investir dans une deuzieme personne à temps plein, même payé au smic. Alors engagé un PA, c'est pour le moment inaccessible. J'ai (est-ce encore un préjugé?) l'impression que les personnes qui peuvent s'entourer d'une personne dévouée, pleine d'initiative, et très compétente (autre définition pour un PA selon moi) restent les grands patrons.
- La confiance. Je suis de nature extrêmement rigoureuse dans le travail. Je ne supporte pas l'oisiveté, l'incompétence et les erreurs m'horripilent (d'où mon aversion pour l'administration française, à ne pas confondre avec la fonction publique en générale). Aussi, accorder ma confiance à une personne qui gérerait tout un pan de ma vie reste un grand défi, car pour le moment, je préfère tout valider, tout faire moi même, de peur d'être déçu, et d'être super crevé.
A bientot !
David
Ah "Le Diable s'habille en Prada"... Peut-être qu'un jour je prendrai le temps d'en parler, mais il faudra alors que je fasse la totale, une série de billets "PA de fiction" avec "Ugly Betty", "SexAndTheCity"... !
Le livre - plus féroce que le film - est à la fois au-dessus, au-dessous de la réalité, et en plein dans le mille... Mais un cas à part, assurément !
Le titre de mon billet visait bien à ce que chacun se projette, mais bien sûr que je ne prétends pas détenir la solution universelle.
Pour parler comme les politiques, je te "remercie de m'avoir posé la question" du prix et de la confiance, qui sont deux points sensibles.
Comme le cible bien l'article, un PA indépendant n'a pas le coût d'un salarié. Son intervention, quantifiée et contractualisée, est prévue à l'action et à l'heure près.
C'est la chasse au gaspi !
Un PA a un coût, car il vend du temps libre : le sien, qu'il met à disposition de son client. Cela ne va pas sans un certain sacrifice de sa part - le dévouement que tu évoques, d'autant qu'il y a aussi une prise en charge émotionnelle, ce que l'article n'évoque pas en revanche - donc ceci ne se brade pas. Cependant, dans l'optique de démocratiser l'offre, la fourchette de prix est de l'ordre du "service à la personne" - ce que tu connais ! Fourchette haute, pour coller à une expertise de communicant professionnel, dans mon cas, mais ça peut être une autre spécialité - shopping, mariage, télésecrétariat...
Enfin, pour conclure ce point, un service qui n'intéresse pas est toujours trop cher... Personnellement, un cours de tektonik me semblera toujours trop élevé ;-)
Concernant la confiance.
C'est un point clé. Mais attention, je signifie par là qu'il faut savoir convaincre sur le fait d'être choisi soi, plutôt que quelqu'un d'autre. Et pas de forcer les barrières d'un dirigeant qui a peur de déléguer. Je suis en dialogue avec ceux qui ont peur de se tromper d'assistance, mais pas avec ceux qui ne veulent rien lâcher : ça, c'est entre eux et eux, il n'y a effectivement pas de place pour moi !
Et convaincre d'être choisi passe par un entretien minutieux de son réseau, et une excellente gestion de sa réputation. Comme tu en parlais il y a peu sur ton blog : rien ne vaut le bouche à oreille et la recommandation.
Voilà comment on peut rassurer les inquiets qui ne connaissent pas le prestataire dans le travail, par un tiers qui l'a déjà recruté, ou par l'observation qu'il en fait comme acteur sain du réseau, qui prouve toujours sa transparence et sa loyauté. Cohérence, clarté, constance... qui fondent ma démarche de "Personal Branding" dans ma communication personnelle.
Voilà comment faire basculer, vers la concrétisation, le désir de ceux qui veulent bénéficier d'une assistantce personnalisée aussi qualitative qu'un "riche", "people", "grand patron", "politique"...
... Bonnes vacances, David !
Merci pour le clin d'oeil, Stéphanie.. lol.... Je sais désormais parfaitement ce que tu fais.. Et cela semble vraiment passionnant !