
Bienvenue dans la nouvelle ère de blogging SW&Vous !
S’il y a une chose sur laquelle l’indépendance me rattrape, c’est le fait que tout prend beaucoup de temps – surtout pour moi, l’impatiente notoire. Une idée, une décision, peuvent être l’affaire d’une année dans leur mise en oeuvre. Un exercice de société, ce n’est parfois rien pour lancer des chantiers importants d’entrepreneur solo.
Cette volonté d’ouvrir un « blog à deux têtes », je l’ai depuis des mois. Ce titre, « Le miroir a deux faces », je l’ai cherché longtemps puis il m’a sauté aux yeux, comme une évidence. Des mois que je voulais proposer le blog pro, le blog de l’expertise d’agence, et le blog perso, celui des « à côté ».
Mais la dualité ne s’arrête pas là. Il y a le chef d’entreprise et l’assistante, ce que je suis à tour de rôle sur une seule et même journée, plusieurs fois, vis-à-vis des mêmes interlocuteurs. J’assiste celui ou celle que je facture, avec qui j’ai négocié, auprès de qui je me suis affirmée. Mais pour lui ou elle, je suis totalement dans le service. « Bonne nouvelle : vous avez trouvé votre n°2 ! ». Mais c’est en n° 1 que je tiens ma boîte.
Le miroir a deux faces. Elles se complètent et se répondent parfaitement… dans un effet de miroir.
Dans une autre vie, j’ai été terriblement cinéphile. J’aime toujours raconter mon histoire en m’appuyant sur des références de films. Le miroir a deux faces est un film d’André Cayatte de 1958, avec Michèle Morgan et Bourvil. Une qualité française typique de l’époque. Un beau rôle de femme qui s’émancipe.
En 1996, une certaine Barbra Streisand réinterprète dans un remake très personnel ce portrait de femme qui se cherche sur le tard. « The mirror has two faces » est alors renommé « Leçon de séduction » pour le marché français.
Oublions ce titre reformulé en une invitation à y voir clair sur tout, pour conserver le mystère originel que suppose « le miroir a deux faces » : on ne peut jamais voir les deux à la fois.
