Convention Assist’Manager
Jeudi 19 Mai – Jardin d’Acclimatation, Paris 16ème

J’ai commencé à partager sur ce blog la convention d’assistant(e)s jeudi matin – tant que le WiFi marchait encore.
Corinne Dillenseger, rédac chef de MaViePro, livre un article complet sur les bonnes raisons d’avoir assisté à cet événement, en rapportant notamment la photo des trois lauréates des prix dédiés aux assistantes projet. J’ai demandé une interview à la gagnante du projet Evénementiel et j’espère pouvoir la publier prochainement ici.
Mais un peu comme Corinne, je reste sur ma faim concernant cette journée.
Une grosse faim si l’on considère le déjeuner networking raté (la moitié du buffet a été mangée avant la remise des prix – bravo les congressistes pour l’image très professionnelle…), et une faim plus immatérielle, au sujet de ce fameux avenir du métier et l’actualité de ce vilain mot, « l’assistanat ».
Pour évacuer la partie organisationnelle, disons simplement qu’il est fort regrettable d’avoir si mal dirigé les participants entre les différents lieux de conférences et d’ateliers. Le jardin d’acclimatation était un choix tout à fait charmant (le transat m’a permis de travailler un peu « comme à la maison » – et oui, parfois je télé-transat-travaille !), mais lassée d’attendre au mauvais endroit, au mauvais moment, je suis partie avant la conférence de clôture. J’avoue sans mal avoir été une invitée de MaViePro, sinon la facture de 85 EUR ttc ou (65 EUR pour les affiliés aux associations partenaires), pour au final déjeuner sur le pouce dans un café à 800 mètres de l’événement, serait restée en travers de la gorge de mon entreprise. Les contenus étaient corrects, quand ils n’étaient pas une bande-annonce pour des cours d’anglais, mais je crains que cet épisode d’agapes manquées, cumulé à quelques couacs, démotive les assistantes à réclamer à leur entreprise une 3ème présence à la Convention Assist’Manager 2012.
Pour ce qui est de ma faim ontologique – être ou ne pas être une assistante, cette journée prise isolément n’aurait pas suffi à me redonner confiance dans le mot « assistant », pour avancer en indépendante quand l’adversité me porte à renoncer à ce vocable : clubs dissidents, experts hautains, comportements discutables… J’avais déjà compris en écoutant la radio que le mot « assistanat » n’était vraiment plus possible pour présenter cette activité, je crois à présent que le mot « assistant » doit vraiment s’utiliser judicieusement et surtout plus seul. Non, je ne suis pas « qu’une assistante projet » (le combat est bel et bien perdu sur la volonté de puissance intrinsèque au mot), je suis une « assistante d’élite » (… et c’est moi l’élite !), qui conjugue support et expertise, en étant facilitateur – coordinateur projet et expert du message de communication des entreprises. Un service 5 étoiles à l’intention de l’intelligence collective.
Une dernière conversation, fort heureuse, lors du dîner des Mompreneurs, avec Nora Esnault – ex-assistante de direction, fondatrice du Prix de l’entrepreneuse, et mon bide monumental lors de mon tour de table avec les Femmes Chefs d’Entreprises (j’y reviendrai), lors du déjeuner de l’AG samedi, achèvent de me conforter sur le fait que plus jamais je ne me présenterai comme simple « assistante projet », et que « l’assistanat » est banni de mon vocabulaire pour décrire mon savoir-faire. Comme par hasard, le nouveau BTS s’appelle « Office Manager »… J’ai bien fait d’avoir imprimé 2000 cartes de visite comme Personal Assistant.